PARECHOC ce samedi : trois femmes au volant de l'émission, et Octobre Rose en fil rouge !!!
Martinique, rendez-vous ce samedi 26 septembre de 12h00 à 13h00 sur RCI pour une édition spéciale de PARECHOC, l'émission automobile produite par GTMAG.fr. Au programme : la santé, le marché automobile et la location, avec trois invitées qui font bouger la Martinique.
Pour cette édition, PARECHOC donne la parole à trois femmes engagées, trois regards sur notre quotidien. Une kinésithérapeute mobilisée contre le cancer du sein, une responsable des ventes au cœur de la bataille entre marques européennes et chinoises, et une cheffe d'entreprise de la location. Une heure de direct, sans langue de bois !!!
Octobre Rose : les kinés en première ligne
À quelques jours du lancement d'Octobre Rose, nous recevons Sophie Brenac, kinésithérapeute à Rivière-Salée et présidente de l'AKAM, l'Association Kiné en Action Martinique. Formée à la prise en charge des femmes atteintes d'un cancer du sein, elle nous expliquera le rôle essentiel du kiné, pendant et après la maladie.
Elle présentera aussi le programme de l'association. D'abord, une soirée d'échanges réservée aux professionnels de santé le vendredi 2 octobre au showroom BMW du Lamentin. Puis la Vague Rose, 5e édition : quatre rendez-vous gratuits et ouverts à tous, à Saint-Joseph, Schoelcher, Rivière-Pilote et au Diamant, avec des marches roses, des activités sportives et des ateliers d'autopalpation. Et surtout, un message à retenir : le dépistage sauve des vies !!!
Peugeot et Leapmotor : l'Europe et la Chine sous le même toit
Deuxième invitée : Cybelle Dermigny, responsable des ventes chez Blue Automobiles, qui distribue Peugeot et Leapmotor. D'un côté, la marque au lion, qui domine les ventes en France avec la 208. De l'autre, la marque chinoise adossée à Stellantis, qui arrive avec des prix très agressifs et des équipements complets de série.
Comment réagit le client martiniquais face aux marques chinoises ? Qu'est-ce qui déclenche vraiment l'achat aujourd'hui : le prix, les équipements, l'après-vente ? Quelles nouveautés arrivent en concession ? Toutes les questions que vous vous posez seront sur la table !!!
La location de voiture : les coulisses d'un métier
Troisième invitée : Ghylène Salvigny, gérante associée d'ADA Martinique. Alors que la Martinique a dépassé le million de visiteurs en 2025, la location de voiture est au cœur de l'économie touristique. Haute saison, basse saison, prix, franchise, électrique dans les flottes, conseils pour bien louer : elle nous dit tout.
Et aussi…
Retrouvez la chronique sécurité routière d'Éric Rouget, motard de la gendarmerie à la retraite, puis une table ronde avec nos trois invitées sur la place des femmes dans l'automobile martiniquaise.
PARECHOC, samedi 26 septembre de 12h00 à 13h00 en direct sur RCI, rediffusion dimanche à 17h00.
Une émission produite par GTMAG.fr, avec nos partenaires Speedy et API Martinique.
Jean-Marc Wollscheid – Rédacteur en chef, GTMAG.fr
Le cancer du sein en Martinique
Émission PARECHOC avec GTMAG.fr sur RCI Martinique du samedi 26 septembre 2026 · Invitée : Sophie Brenac, présidente de l’AKAM
LES CHIFFRES CLÉS
Derniers chiffres régionaux publiés : ceux de l’ARS pour Octobre Rose 2025. Ceux d’Octobre Rose 2026 devraient sortir autour du 1er octobre.
Fréquence : près de 260 nouveaux cas par an. C’est le cancer le plus fréquent chez la femme (33 % des cancers féminins) et la première cause de mortalité par cancer chez la femme, avec près de 60 décès par an.
Dépistage insuffisant : taux de 42,2 % selon l’ARS. Près de 80 000 femmes de 50 à 74 ans sont concernées, dont 37 942 invitées. Santé publique France note une stagnation sur 2024-2025, et des difficultés d’accès à la mammographie sont signalées par les acteurs locaux.
Survie : survie nette à 5 ans estimée à 83 % en Martinique pour les femmes diagnostiquées entre 2008 et 2015, contre 89 % en France hexagonale.
Le message d’espoir : détecté tôt, le cancer du sein est guéri dans 9 cas sur 10.
LES ACTEURS DE LA LUTTE EN MARTINIQUE
- ARS Martinique : pilote la politique de santé et la campagne Octobre Rose.
- GIP PROM (Plateforme régionale d’oncologie) : coordonne les acteurs du cancer, héberge le site cancer-martinique.fr et le Registre général des cancers. Partenaire de la soirée AKAM.
- CRCDC Martinique : organise le dépistage. Le dépistage organisé du cancer du sein existe en Martinique depuis 2003, porté historiquement par l’AMREC.
- Centres d’imagerie : 11 centres d’imagerie médicale agréés sur le territoire (chiffre de 2023).
- CHU de Martinique : pôle de cancérologie et, à la Maison de la Femme, de la Mère et de l’Enfant, le service Onco-Fanm dirigé par le Dr Emeline Colomba.
- Imagerie de pointe : l’Institut caribéen d’imagerie nucléaire réalise désormais les TEP-scan et TEP-IRM sur place, ce qui réduit les délais.
- La ville : médecins traitants, gynécologues, sages-femmes, infirmiers, kinésithérapeutes, diététiciens, psychologues, enseignants en activité physique adaptée.
- Les associations : l’AKAM et l’URMKL côté kinés, les associations de patientes et la Ligue contre le cancer.
LE CIRCUIT DE PRISE EN CHARGE
- Le point de départ : une mammographie de dépistage suspecte, ou un signe repéré par la femme ou son médecin.
- Le bilan diagnostic : mammographie et échographie complémentaires, puis biopsie. Seule l’analyse du prélèvement confirme le cancer et précise son type.
- La réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) : chirurgiens, oncologues, radiothérapeutes et radiologues décident ensemble du traitement.
- La consultation d’annonce : le médecin explique le diagnostic et remet le programme personnalisé de soins. Une infirmière d’annonce accompagne la patiente.
- Les traitements, à l’hôpital et en ville.
- L’après-cancer : surveillance, soins de support, reprise de vie. C’est l’enjeu de la soirée AKAM du 2 octobre : faire travailler ensemble l’hôpital et la ville.
COMMENT SE FAIRE DÉPISTER
De 50 à 74 ans, sans risque particulier : une mammographie et un examen clinique tous les deux ans, pris en charge à 100 % sans avance de frais. L’invitation arrive par courrier avec un bon de prise en charge ; le rendez-vous se prend chez un radiologue agréé.
La double lecture, un atout : chaque mammographie jugée normale est relue par un second radiologue. En Martinique, 8 % des cancers dépistés dans le programme l’ont été grâce à cette seconde lecture.
Sans invitation reçue : on peut se rendre chez le radiologue avec une prescription du médecin traitant ou du gynécologue.
Avant 50 ans : examen clinique des seins par un médecin, un gynécologue ou une sage-femme tous les ans dès 25 ans (recommandation HAS). Pas de mammographie systématique avant 50 ans hors risque particulier : la densité des seins la rend moins fiable.
Femmes à risque élevé : antécédents familiaux ou mutation génétique (BRCA…) : suivi personnalisé, plus précoce et plus rapproché, souvent avec IRM, après une consultation d’oncogénétique.
L’autopalpation : elle ne remplace pas la mammographie, mais aide chaque femme à connaître ses seins et à repérer un changement. C’est ce qu’enseignent les ateliers de la Vague Rose.
LES SIGNES D’ALERTE
- Une boule ou une grosseur dans le sein ou sous le bras (aisselle).
- Une modification de la peau : rétraction, rougeur, œdème, aspect de peau d’orange.
- Une modification du mamelon ou de l’aréole : rétraction, changement de couleur, suintement ou écoulement.
- Un changement de forme ou de taille d’un sein.
La démarche à suivre
Ce n’est pas une urgence au sens des urgences hospitalières, mais il ne faut pas attendre. Prendre rapidement rendez-vous chez son médecin traitant, son gynécologue ou sa sage-femme, qui prescrira une mammographie et une échographie. La plupart des boules sont bénignes, mais seul un examen permet de le savoir.
Le message radio : « Au moindre doute, on consulte, sans attendre le prochain dépistage. »
LES TRAITEMENTS : AVANT, PENDANT, APRÈS
Avant l’opération
Selon le type de tumeur, une chimiothérapie, une thérapie ciblée ou une hormonothérapie peut être donnée d’abord pour réduire la tumeur.
Préparation physique, accompagnement psychologique et, pour les femmes jeunes, préservation de la fertilité.
Pendant
- La chirurgie : ablation de la tumeur seule (tumorectomie) ou du sein (mastectomie), avec analyse des ganglions de l’aisselle.
- La radiothérapie, le plus souvent après une chirurgie conservatrice.
- La chimiothérapie selon le profil de la tumeur.
- L’hormonothérapie pour les cancers sensibles aux hormones, souvent pendant 5 à 10 ans.
- Les thérapies ciblées (anti-HER2 par exemple) et, pour certains cancers dits triple négatifs, l’immunothérapie. Selon le Dr Colomba, de nombreux nouveaux médicaments sont efficaces et beaucoup de patientes guérissent, surtout si elles sont diagnostiquées tôt.
- Les soins de support, où interviennent les kinés : mobilité de l’épaule et du bras, travail sur la cicatrice, prévention et traitement du lymphœdème (gonflement du bras) par drainage, bandages et exercices, lutte contre la fatigue.
Après
- Une surveillance régulière, avec examen clinique et mammographie.
- La reconstruction mammaire, si la patiente le souhaite.
- L’activité physique adaptée : selon l’AKAM, elle réduit les risques de récidive et améliore la qualité de vie.
- Le soutien psychologique, la reprise du travail et le droit à l’oubli pour les emprunts.
Émission PARECHOC avec GTMAG.fr sur RCI Martinique du samedi 26 septembre 2026 ICI !!!
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