Immatriculation : ce qui change en 2026

Immatriculation : ce qui change pour les automobilistes en 2026

Un arrêté publié au Journal Officiel le 2 décembre 2025 modifie les caractéristiques des plaques d’immatriculation provisoires.

Véhicules concernés. Les immatriculations provisoires en WW (attente de carte grise définitive) et W Garage (professionnels de l’automobile). Nouvelles caractéristiques : À compter de janvier 2026, ces plaques doivent présenter un fond rose et des caractères noirs. Autre changement majeur : l’identifiant territorial (à droite de la plaque) disparaît au profit de la date de fin de validité, écrite en gros caractères.

L’objectif de cette mesure est de faciliter le contrôle visuel par les forces de l’ordre et de lutter contre l’utilisation abusive de plaques provisoires périmées.

À savoir : pour les particuliers circulant déjà en WW avant le 1er janvier 2026, le changement n’est pas rétroactif jusqu’à l’expiration de leur titre actuel. En revanche, les garagistes doivent impérativement commander leurs nouveaux jeux de plaques « W Garage » roses pour être en règle dès le premier jour de l’année.

Professionnels : obligations réglementaires et fiscalité 2026

Pour les entreprises et les gestionnaires de flottes de 100 véhicules et plus, l’année 2026 s’accompagne de changements. Ces nouveaux ajustements fiscaux concernent la transition énergétique du parc automobile.

Loi LOM : les seuils de renouvellement

La Loi d’orientation des mobilités (LOM) encadre le renouvellement des parcs automobiles d’entreprises comptant plus de 100 véhicules légers. Ce texte impose qu’une proportion minimale des véhicules acquis annuellement émette moins de 50 g de CO2/km.

La part de ces véhicules passe à 18 % en 2026, contre 15 % en 2025.

Évolution de la Taxe annuelle incitative (TAI)

La Taxe annuelle incitative (TAI) est modifiée au 1er janvier 2026 pour les flottes soumises aux obligations de verdissement. Le barème des sanctions financières applicables en cas de non-respect du quota de la loi LOM évolue. 

Le montant de la taxe due pour chaque véhicule manquant par rapport à l’objectif s’élève désormais à 4 000 €, contre 2 000 € en 2025.

Avantage en nature (AEN) : stabilité de l’abattement

Contrairement au malus automobile, le calcul de l’AEN reste régi par arrêté.

Aucune hausse n’est donc à prévoir. L’État maintient les abattements pour encourager l’électrification, jusqu’à 2 000,30 € de réduction sur l’avantage en nature (au réel), et 4 582 € (au forfait).

La base imposable pour les salariés ne change donc pas.

À noter : depuis le 1er février 2025, l’Éco-score est une condition préalable pour obtenir cet avantage. En clair, l’État ne subventionne plus les véhicules électriques fabriqués hors Europe. Si vous êtes concerné par l’AEN, choisissez bien votre véhicule pour en bénéficier. 

Ici c'est DIOR